Il y a des périodes où l’on disparaît un peu du monde… Pas par lassitude, ni par fuite, mais parce qu’on construit. On avance lentement, sans bruit, presque en secret. Et selon le regard des autres, il ne se passe rien.

On parle souvent du courage comme d’un élan éclatant, d’un feu qui brûle haut. Pourtant, le vrai courage est souvent silencieux. Il se cache dans la constance, dans la patience, dans la foi invisible que quelque chose est en train de naître. Pendant que certains doutent, d’autres bâtissent en silence. Ils posent des pierres, un jour à la fois, sans tambour ni lumière.

Il y a dans le calme une force rare, c’est là que se préparent les renaissances. C’est dans la lenteur que les fondations se solidifient, que les rêves s’alignent avec ce qu’on est vraiment. Rien n’est figé, rien n’est perdu, tout se met simplement en place, à son rythme, à l’abri des regards.

Et puis un jour, sans prévenir, tout prend forme. Le rêve qu’on façonnait dans l’ombre trouve sa lumière. Ce qui semblait invisible devient visible. Ce qu’on préparait depuis des mois, des années parfois, se dévoile enfin. Alors on se redresse un peu, on respire profondément, et on se dit que tout ce travail en silence n’aura pas été vain.

On ne cherche plus à prouver, ni à convaincre. On laisse simplement le rêve parler de lui-même. On soulève la poussière, on relève les manches, et on avance. Le monde peut bien regarder maintenant : tout est prêt. Le rêve est là, entre les mains.

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